En France, près des deux tiers des émissions anthropiques de HAP réglementés ont une origine domestique (chaudières, chauffage au bois). Les émissions produites par les transports routiers sont moindres (25 %) mais non négligeables.
Les HAP sont des composés très toxiques, c'est la raison pour laquelle la Directive Cadre sur l'Eau classe certains d'entre eux comme substance prioritaire ou dangereuse prioritaire.
Préambule : on considère qu’une station ou un échantillon prélevé est contaminé dès lors qu’un polluant y est détecté et quantifié au moins une fois. Ainsi, l'emploi du terme contamination signifie qu'un polluant a été mesuré au moins une fois durant la période étudiée (pour une station, un prélèvement...). Néanmoins, il ne donne pas d’indication directe sur l’impact environnemental ou sanitaire. En effet, pour conclure sur l’impact toxique d’un polluant, il faut qu’une norme de qualité ait été définie pour ce paramètre (ce qui n’est le cas que pour certains paramètres) et ensuite, il faut comparer les concentrations à cette norme.
Sur le bassin Rhône Méditerranée, selon le support et le réseau de suivi considérés, 81 à 100 % des stations et 33 à 92 % des prélèvements sont contaminés. Ces données illustrent bien l'étendue de la contamination par les HAP sur ce bassin.
En Corse, la contamination des stations par les HAP est moins prégnante. En effet, si 82 % des stations présentent une contamination pour le support eau, seuls 14 % des prélèvements d'eau sont contaminés par les HAP.
RMED : Rhône-Méditerranée