Ces autres micropolluants organiques regroupent différentes familles de micropolluants tels :
Ne sont pas pris en compte dans cette catégorie les micropolluants minéraux, les Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques -HAP-, les polychlorobiphényles -PCB-, les substances per- et polyfluoroalkylées -PFAS- ainsi que les substances dites d'intérêt émergent (substances pharmaceutiques, cosmétiques...).
Préambule : on considère qu’une station ou un échantillon prélevé est contaminé dès lors qu’un polluant y est détecté et quantifié au moins une fois. Ainsi, l'emploi du terme contamination signifie qu'un polluant a été mesuré au moins une fois durant la période étudiée (pour une station, un prélèvement...). Néanmoins, il ne donne pas d’indication directe sur l’impact environnemental ou sanitaire. En effet, pour conclure sur l’impact toxique d’un polluant, il faut qu’une norme de qualité ait été définie pour ce paramètre (ce qui n’est le cas que pour certains paramètres) et ensuite, il faut comparer les concentrations à cette norme.
Le nombre de stations et de prélèvements contaminés par ces autres micropolluants organiques est important :
Toutefois, le nombre d'analyses quantifiées reste très faible (moins de 2%), la plupart des stations et des prélèvements ne sont contaminés que ponctuellement par quelques substances.
Quant au nombre de paramètres quantifiés, pour le bassin Rhône-Méditerranée, il est plus important dans l'eau (plus de 50 % des substances recherchées sont quantifiées au moins une fois) que dans les sédiments (un peu plus de 30 %).
La solubilité dans l'eau de la plupart de ces micropolluants explique cette différence.
Sur le bassin de Corse, le nombre de paramètres quantifiés reste faible, jusqu'à 28 % pour l'eau et 2 % pour les sédiments.
RMED : Rhône-Méditerranée