Les classes de contamination calculées pour la période et le support sédiment sont les suivantes :
- Très faible : ]0 - 8 µg/kg de MS]
- Faible : ]8 - 999 µg/kg de MS]
- Moyenne : ]999 - 1989 µg/kg de MS]
- Elevée : ]1989 - 2980 µg/kg de MS]
- Très élevée : ]2980 - 218193 µg/kg de MS]
2 % des stations RCS et près de 20 % des stations CO Toxiques du bassin Rhône-Méditerranée présentent des niveaux de contamination élevés ou très élevés. Comme pour le support eau, quelle que soit la région considérée, ces chiffres demeurent relativement stables avec toutefois, pour le contrôle opérationnel, un taux de stations un peu plus important en région Bourgogne-Franche-Comté (28 %).
Le bassin de Corse, quant à lui, ne présente aucune contamination élevée par les micropolluants organiques autres.
Pour chacune des stations concernées, le nombre total de prélèvements réalisés et le nombre de prélèvements qui ont présenté des niveaux de contamination élevés ou très élevés sont indiqués.
Sur les 7 stations concernées, les stations qui ont présenté plus d'un prélèvement avec des niveaux de contamination élevés ou très élevés présentent toutes pour chacun de leur prélèvement des concentrations élevées en phtalates :
le ruisseau de Baume Baragne à Cabriès (13) : de 5550 à 57000 µg/kg de MS pour le DEHP et de 11400 à 161000 µg/kg de MS pour le Diisodecyl phtalate ;
la Mère à la Ravoire (73) : jusqu'à 4320 µg/kg de MS de DEHP et 5660 à 23200 µg/kg de MS de Diisononyl phtalate ;
l'Eygoutier à Toulon Le Bosquet (83) : jusqu'à 2990 µg/kg de MS de DEHP, 9980 µg/kg de MS de Diisononyl phtalate et 29000 µg/kg de MS pour le Diisodecyl phtalate.
Les phtalates sont des substances de synthèse utilisées notamment comme plastifiant dans les matières plastiques (PVC par exemple). Le plus connu, le DEHP (di(2-éthylhexyl)phtalate), fait l'objet de restrictions d'usage (jouets et articles de périculture, produits cosmétiques, matériaux et objets destinés à entrer en contact avec les denrées alimentaires alimentaires...). Il est aujourd'hui principalement substitué par le DiNP (Diisononyl phtalate) et le DiDP (Diisodecyl phtalate). (Guide pratique des micropolluants dans les eaux du bassin Seine-Normandie, 2018)