Les analyses effectuées sur les eaux des prélèvements intégrés et de fond révèlent ainsi des écarts de concentrations en fer et/ou manganèse parfois très importants entre les eaux de surface et les eaux de fond.
Le retenue de Figari présente ainsi les valeurs les plus élevées mesurées en profondeur (cette même retenue affiche le niveau de désoxygénation le plus marqué des plans d'eau suivis en 2018) . Alors que la concentration en manganèse ne dépasse pas 3.3 µg/l sur les eaux des échantillons intégrés, elle peut atteindre jusqu'à mille fois plus sur les eaux de fond (3 030 µg/l). La concentration en fer atteint pour sa part jusqu'à 4 760 µg/l en profondeur pour une concentration maximale observée en surface ne dépassant pas 65 µg/l.
Ces éléments traces métalliques sont naturellement présents dans les eaux et leur niveau de représentation dans l'eau va dépendre de la géologie des terrains traversés, des processus intervenus depuis la formation des sols et des éventuelles pollutions. Les processus physico-chimiques et biologiques, les caractéristiques du milieux aquatique (richesse en éléments minéraux et organiques,...) vont influer sur les concentrations observées.
Ces paramètres font généralement l'objet d'une attention particulière sur les ressources en eau destinées à l'alimentation en eau potable du fait des différents problèmes qu'ils engendrent (problèmes organoleptiques : goût métallique et coloration de l'eau, diminution de l'efficacité de la désinfection, corrosion ou colmatage des ouvrages de distribution).