5 stations présentent un nombre très élevé de contaminants (cf. tableau ci-dessous). Ces stations sont toutes situées sur des masses d’eau risquant de ne pas atteindre leurs objectifs environnementaux pour des problèmes de pollution par les micropolluants. Pour chacun des sous bassins concernés (périmètre de gestion locale de l'eau), le SDAGE 2016-2021 prévoit des mesures de réduction pour :
MPMI : Micropolluants minéraux
HAP : Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques
PCB : Polychlorobiphényles
MPOR AUTRES : Autres micropolluants organiques
EMERGENTS : Substances d'intérêt émergent (substances pharmaceutiques, hormones, ...)
Parmi ces 5 stations,
Une station est située en région Bourgogne-Franche-Comté :
la Thalie à St-Remy (71) dont le sous bassin versant (Corne) est soumis à de multiples pressions (domestique, industrielle et agricole). Le contrat des rivières du Chalonnais évoque l'impact important des vignobles sur les milieux aquatiques via le ruissellement et le transfert des éléments fins vers les cours d'eau. Les fortes pentes et les sols nus favorisent en effet le transport des intrants utilisés, en particulier les substances phytosanitaires. Au-delà des pressions agricoles, le territoire est également marqué par l'urbanisation et les activités industrielles. Sur la période 2016-2018, 96 des 224 paramètres quantifiés le sont dans plus de 50 % des analyses d'eau et/ou de sédiment (25 MPMI, 14 HAP, 12 PCB, 25 substances d'intérêt émergent, 15 pesticides et 5 substances organiques autres), parfois à des niveaux de concentrations élevés en comparaison des concentrations habituellement mesurées pour ces paramètres.
Deux stations sont situées en région Occitanie :
le Vistre à St-Laurent-d'Aigouze (30) dont le bassin versant (Vistre Costière) est soumis à de multiples pressions anthropiques avec la présence de territoires agricoles dont la culture dominante est la viticulture, et de territoires urbanisés en expansion dont l'agglomération nîmoise. Le bassin accueille de nombreuses activités industrielles (industries agro-alimentaires, base aéronavale de Nîmes Garons, usine Syngenta).
Sur la période 2016-2018, 104 des 202 paramètres quantifiés le sont dans plus de 50 % des analyses d'eau et/ou de sédiment (25 MPMI, 16 HAP, 13 PCB, 35 substances d'intérêt émergent, 7 pesticides et 8 substances organiques autres), parfois à des niveaux de concentrations élevés en comparaison des concentrations habituellement mesurées pour ces paramètres.
le Lez à Lattes (2) dont le bassin versant est également soumis à de multiples pressions anthropiques avec la présence de territoires urbanisés du fait de la présence de la Métropole Montpellier Méditerranée.
Sur la période 2016-2018, 76 des 185 paramètres quantifiés le sont dans plus de 50 % des analyses d'eau et/ou de sédiment (25 MPMI, 17 HAP, 7 PCB, 19 substances d'intérêt émergent, 3 pesticides et 5 substances organiques autres), parfois à des niveaux de concentrations élevés en comparaison des concentrations habituellement mesurées pour ces paramètres.
1 station est située en région Provence-Alpes-Côtes d'Azur :
l'Arc à Berre-l'Etang (13) dont le bassin versant (Arc provençal) est soumis à de multiples pressions avec la présence de territoires agricoles, et de territoires urbanisés en très forte expansion. Le bassin est marqué par une importante activité industrielle. Le bassin de l’Arc accueille en effet de nombreuses entreprises, la plupart de petite taille, dont les rejets permanents ou ponctuels sont très mal connus à l’inverse des grosses structures, Installations Classées Pour l’Environnement qui font l’objet d’une surveillance plus étroite (Syndicat Intercommunal d’Aménagement du Bassin de l’Arc, 2015).
Sur la période 2016-2018, 84 des 208 paramètres quantifiés le sont dans plus de 50 % des analyses d'eau et/ou de sédiment (25 MPMI, 12 HAP, 11 PCB, 29 substances d'intérêt émergent, 2 pesticides et 5 substances organiques autres), parfois à des niveaux de concentrations élevés en comparaison des concentrations habituellement mesurées pour ces paramètres.
1 station est située en région Auvergne-Rhône-Alpes :
la Reyssouze à Viriat (01) située en aval de Bourg-en-Bresse dont le bassin versant est soumis à de multiples pressions avec la présence de territoires agricoles majoritairement tournés vers la culture de céréales et de territoires urbanisés. Sur la période 2016-2018, 102 des 189 paramètres quantifiés le sont dans plus de 50 % des analyses d'eau et/ou de sédiment (25 MPMI, 17 HAP, 11 PCB, 34 substances d'intérêt émergent, 8 pesticides et 7 substances organiques autres), parfois à des niveaux de concentrations élevés en comparaison des concentrations habituellement mesurées pour ces paramètres.
L’état chimique permet de contrôler la présence de substances dans l’environnement pour lesquelles des mesures de réduction ou d’arrêt des émissions ont été fixées au niveau communautaire.
Toutefois, l’évaluation de l’état chimique est réalisée à partir d’un nombre restreint de substances (cf. paragraphe consacré à l'état chimique ). Celle-ci n’est donc pas suffisante pour suivre la présence de substances toxiques dans l’environnement. Pour exemple, la station du Lez à Lattes (185 substances quantifiées) présente un bon état chimique en 2017.