En France, près des deux tiers des émissions anthropiques de HAP réglementés ont une origine domestique (chaudières, chauffage au bois). Les émissions produites par les transports routiers sont moindres (25 %) mais non négligeables.
Les HAP sont des composés très toxiques, c'est la raison pour laquelle la Directive Cadre sur l'Eau classe certains d'entre eux comme substance prioritaire ou dangereuse prioritaire.
Le tableau ci-dessous présente, au travers de données descriptives, le suivi des HAP dans le cadre du programme de surveillance sur la période 2016-2018 et les contaminations correspondantes observées.
Avec, selon le support considéré, 85 à 100 % des stations et 70 à 95 % des prélèvements contaminés, ces données illustrent bien l'étendue de la contamination du bassin Rhône-Méditerranée par les HAP.
En Corse, la contamination des stations par les HAP est moins prégnante. En effet, si près de 100 % des stations présentent une contamination pour le support eau, seul un quart des prélèvements d'eau sont contaminés par les HAP.