La figure ci-dessous présente pour le support eau les fréquences de quantification des composés perfluorés quantifiés au moins une fois.
Pour le bassin Rhône-Méditerranée et le support eau, les trois paramètres les plus quantifiés sont des substances pertinentes à surveiller :
l’acide perfluoro-n-hexanoïque (PFHxA) quantifés dans près de 30% des échantillons prélevés contamine 201 stations. C'est le composé le plus fréquemment quantifié et le plus répandu.
l’acide perfluoro-octanoïque (PFOA) avec une fréquence de quantification de 23 % contamine 178 stations ;
l'acide perfluorohexanesulfonique (PFHS) avec une fréquence de quantification de 18 % contamine 147 stations.
Sur le bassin de Corse, les deux seuls paramètres quantifiés sont également des substances pertinentes à surveiller :
l'acide perfluorohexanesulfonique (PFHS) avec une fréquence de quantification de 2,7 % contamine 2 stations.
l’acide perfluoro-octanoïque (PFOA) avec une fréquence de quantification de 0,4 % contamine 1 seule station.
Certains de ces composés sont suspectés d'avoir des effets perturbateurs endocriniens. Ainsi, le sulfonate de perfluorooctane est une substance classée dangereuse prioritaire au titre de la DCE. Avec une fréquence de quantification de 2 % et 34 stations impactées, la contamination des cours d'eau par cette substance peut paraître assez faible. Cette dernière est sans aucun doute sous-estimée, en effet sa limite de quantification (0.02 µg/l) est 10 fois supérieure à celles des trois substances les plus quantifiées (0.002 µg/l).
Sa concentration maximale mesurée est de 1.88 µg/l. Ses NQE sont de 0.00065 µg/l pour la concentration moyenne annuelle et de 36 µg/l pour la concentration maximale admissible.