La carte et la figure ci-dessous présentent pour la période 2016-2018 et le support eau :
Pour chacune des stations et chacun des prélèvements réalisés, les concentrations cumulées sont calculées (somme des analyses quantifiées exclusivement).
Les classes de contaminations reposent sur les normes utilisées pour l’usage eau potable :
- « Eau potable » si la concentration mesurée est ≤ 0.1 µg/l pour chacun des paramètres et si la concentration cumulée est ≤ 0.5 µg/l ;
- « Eau potabilisable » si la concentration mesurée est comprise entre 0.1 et 2 µg/l pour au moins un paramètre ou si la concentration cumulée est comprise entre 0.5 et 5 µg/l ;
- « Eau non potabilisable » si la concentration mesurée est > 2 µg/l pour au moins un paramètre ou si la concentration cumulée est > 5 µg/l ;
A ces 3 classes de contamination s'ajoute une classe « Aucune quantification ».
La classe de contamination affichée correspond à la classe de contamination la plus déclassante pour la station sur la période.
N.B. : cliquer sur les stations pour consulter quelques informations associées (nom de la station, finalité sur la période, nombre de prélèvements, ...).
13 % des stations RCS et 48 % des stations CO Pesticides du bassin Rhône-Méditerranée présentent au moins un échantillon d’eau « non potabilisable ». En parallèle, 5 % des stations RCS Pesticides ne présentent pas de contamination. Le bassin de Corse ne présente aucun échantillon d’eau « non potabilisable ».
Le tableau ci-dessous recense, sur la période 2016-2018, les stations qui ont présenté plus de 50 % de leurs prélèvements avec une « eau non potabilisable ».
Sur les 11 stations concernées, 7 sont en Occitanie :
trois d’entre elles sont localisées dans la plaine du Roussillon, région la plus méridionale du bassin Rhône-Méditerranéen : le Fossella à St-Nazaire, l'Agulla de la Mar à Alenya et le Bourdigou à Torreilles 2 (66). Cette petite région regroupe plusieurs activités agricoles (viticulture, arboriculture et maraîchage). Il s’agit toutefois d’une région où l’urbanisation progresse et, bien que moins importante, la contamination par des pesticides d’origine non agricole n’est pas à exclure. Les échantillons prélevés au niveau de la station du Fossella à St-Nazaire présentent une contamination systématique par l'imidaclopride, un insecticide de la famille des néonicotinoïdes très utilisé dans ce secteur pour lutter contre le Charançon rouge du palmier. Ce traitement, autorisé jusqu'en août 2018, est désormais interdit.
trois d’entre elles sont localisées sur le bassin versant du Vistre, lui-même situé au carrefour des régions Provence-Alpes-Côte d'Azur, Occitanie et de la Vallée du Rhône : le Vistre à St-Laurent-d'Aigouze, le Vieux Vistre à Le-Cailar et plus en amont le Vistre à Aubord (30). Le territoire se caractérise par une agriculture diversifiée (vignes, céréales et dans une moindre mesure arboriculture et maraîchage) et une urbanisation croissante. Sur cette période, pour une substance comme le glyphosate (interdiction d'usage pour les collectivités dans les espaces depuis le 01/01/2017 et pour les particuliers depuis le 01/01/2019), une contamination d’origine non agricole n’est pas à exclure ; Pour ces trois stations, le métolachlore (sans distinction des formes autorisée et interdite) est un herbicide systématiquement quantifié à des niveaux de concentrations souvent très élevés, jusqu'à 56 µg/l pour le Vistre à St-Laurent-d'Aigouze. Dans la très grande majorité des cas, le métolachlore mesuré correspond à la forme autorisée (S Métolachlore). Toutefois, compte tenu des performances analytiques, pour des concentrations de métolachlore inférieures à 0,1 µg/l, il n'est pas possible d'affirmer que les concentrations mesurées correspondent à la forme autorisée (S Métolachlore).
l'une d'entre elle est située sur le bassin versant de l'Etang de l'Or, voisin du bassin versant du Vistre : la Viredonne à Lansargues 2 également impactée par des pressions agricole et urbaine.
Pour ces 7 stations, le glyphosate et son métabolite l'AMPA sont souvent quantifiés à des niveaux de concentrations très élevés, jusqu'à 1.3 µg/l pour le Glyphosate et 13.5 µg/l pour l'AMPA.
Les 4 autres stations situées en Auvergne Rhône-Alpes présentent également des contaminations récurrentes et élévées pour le Glyphosate et l'AMPA, jusqu'à 2.4 µg/l pour le Glyphosate et 30 µg/l pour l'AMPA.
Les échantillons prélevés au niveau de la station du ruisseau des Echets à Fleurieu-Sur-Saône présentent à la fois des concentrations cumulées en pesticides très élevées et un nombre de substances actives quantifiées élevé. En effet, sur la période 2016-2018 :